TREZA

D’origine congolaise, TREZA arrive à 3 ans en Belgique. Au départ danseur puis MC, beatmaker, dessinateur et vidéaste, ce fier guerrier du Mouvement Hip-hop bruxellois est actif depuis la 2ème moitié des années ’90.

Amateur de slam et d’improvisation, ce rappeur s’est de nombreuses fois mesuré avec brio aux plus fines lames du pays lors des MC BATTLES de la ZULU NATION avant de sortir son premier album.

Il est à l’origine du collectif D.C.S., une formation aux frontières changeantes qui a compté parmi ses membres des MC’s tels que BERETTA, ANAKONDA, JASON BLOOD, KODC (aka Koda), EL MAGO, TEDDY L, PAP, FANNY, DAZA La Pieuvre, VENSTY  ou RIO. Le collectif a signé de nombreux Street CD’s et a laissé son empreinte sur plusieurs compilations et mix tapes (FAIS TOURNER 2, TAPAGE, BACKDRAFT, LA FACE C, EXCEPTIONS A LA RÈGLE, …) avant de soutenir l’effort solo de TREZA.

Celui-ce se produit sur scène lors d’une soirée STREET-LIFE en mai 2005 puis sort à la fin de la même année un album intitulé DES COMPTES A RÉGLER.

L’album est clairement orienté gangsta rap et centré sur l’égo trip et le vécu des quartiers. Trois ans plus tard, Proses d’assassin révèle déjà une autre facette du rappeur, qui aborde des thèmes plus profonds et se distingue par une écriture à la fois sentimentale et hardcore.

TREZA a par ailleurs fait parler de lui (La DH, La Libre, TV Brussel, etc.) avec EMPIRE STATE OF BRUSSELS, une reprise du titre Empire State of Mind de Jay-Z et Alicia Keys, où il déclare son amour à Bruxelles aux côtés de Daddy K et Aziza. Petit plaisir pour les yeux et les oreilles, le clip enregistrait 75 000 vues sur You Tube en à peine six semaines !

TREZA ne s’arrête pas là et surprendra encore avec un «CRIS DU CŒUR » résolument engagé. «J’ai grandi et ma vision des choses a changé. Cet album, c’est l’évolution d’un gars de quartier qui devient papa» explique-t-il. Les textes sont matures, conscients et ouverts sur un monde qui ne cesse d’interroger, de heurter ou de réjouir cet homme.

Pour preuve, l’audacieux «1960 gravé dans vos cours» où TREZA rappe le discours de Patrice Emery Lumumba du 30 Juin 1960 pour l’indépendance du Congo. Le radical «La même vie», single phare de l’album où il dénonce les difficultés des noirs qui doivent «en faire deux fois plus que les autres». Sans oublier le rebondissant «Class Women», dédicace aux femmes et plus particulièrement aux «sistas» qui se font respecter dans le machiste milieu hip-hop.

L’approche musicale de «CRIS DU CŒUR» témoigne elle aussi de cette nouvelle maturité. TREZA s’est entouré de professionnels comme Oneshot du collectif Streetfabulous («Mr.13») et Soulplayer («Les braves», «Quand la guerre distribue les rôles», «Cris du cœur», «First Love»), ayant respectivement travaillé avec Booba et Scylla.

Pour la première fois, il a également intégré des instruments acoustiques (guitare, basse, batterie, clavier) qui créent des ambiances fortes de révolte sur «Comme en été 68» ou de mélancolie sur «Les potes». Authentiques et poignants, ses «CRIS DU CŒUR» illustrent la belle évolution de cet artiste hip-hop en devenir constant.

Après avoir passé un long moment en studio d’où son long silence, TREZA fait son retour avec son nouvel album. Il faudra faire preuve d’encore un peu de patience avant de découvrir les projets de sa structure KTM MUZIK.

Il trace désormais sa route avec le collectif KTM (Kill The Masters), collectif bruxellois qui mélange générations & genres, fait inédit dans notre hip-hop local, ce collectif est composé de trois artistes de la scène urbaine belge : Brams, VI et Treza.