B**** - YIPOON CHIEM


©Stanislav Dobak

Yipoon Chiem entame une nouvelle recherche, une performance solo dont elle sera à la fois l’interprète et l’architecte. B****, un nouvel opus où Hip Hop, danse du temple cambodgien, culture japonaise et arts martiaux se mêlent. B****, une quête aux sources de la colère, pour mieux l’exorciser, ou en catalyser l’énergie.

Yipoon danse, performe et parle, prenant soin de sa colère, celle d’une femme, consciente de ses expériences, des rôles qui lui ont été donnés tour à tour. B**** (prononcé BITCH) est un solo qui invite le public à visiter les parties d’ombre du personnage incarnée sur scène, c’est un moment intime, un partage de points sombres de la vie d’une jeune femme, mère, face à ses propres moments difficiles.

Yipoon Chiem sent le besoin de partager son histoire qui semble résonner avec des histoires de tout un chacun, le solo questionne sa place en tant que femme, réfugiée politique, mère, enfant blessée, dans une communauté où l’apparence est importante, où le droit d’être soi-même est censuré par le simple fait d’être une femme.

Tout cela la ramène à la question des fondements dans la société quant à la perception de la Femme. Et ses différents archétypes. La perte de l’identité féminine fut son point de départ. B*** est une introspective de sa vie, un constat de ses états d’âmes, son moyen d'expression en tant que danseuse et chorégraphe.

B**** est écrit de manière censurée ; bitch, blood, blurp, ou beech, c'est avant tout une satire, une manière d’ironiser le statut la Femme, d’honorer sa place et de rendre absurde l’objetisation de son image. Bitch est un striptease biographique et chorégraphique, une mise à nu, un constat, un bilan intérieur, mais aussi une invitation à se rapprocher de soi.

C’est l’histoire de l’enfer que subit une jeune femme piégée par sa colère et par son image extérieure. « Quand la danse est au service d’une histoire, d’un voyage intérieur qui semble être au final une histoire universelle. »

Ce solo est pour Yipoon une revendication de son style, une quête identitaire amenant à la confrontation de son essence féminine, de son être, une redéfinition de soi, une observation, une rétrospection de sa propre image, une conversation avec son enfant intérieur. B*** est son œuvre, un moment intime partagé qui retrace le cheminement de femmes victimes de violences vers une prise de conscience individuelle et collective.

" Mon premier solo « Apsara » parlait de ce qui m'a vraiment touché, blessé : le génocide. Cette situation symbolique du bourreau et de la victime. « B**** » fait suite à « Apsara, » comme 2ème volet d’un triptyque, créé 10 ans plus tard. Dans le processus de B****, ce que j'ai envie de proposer c'est de voyager au cœur de la vaste étendue de nos ombres. Visiter notre cave, notre grotte, aller découvrir la profondeur de l’obscurité, et la seule torche qui nous éclaire est cette lumière en nous. Le chemin est risqué. Une balade dans notre grotte pour y découvrir d'où vient la colère et son processus. Dans « Apsara », j’ai proposé une forme de quête identitaire à partir du déracinement. Pour « B**** », je suis partie à la découverte de la culture japonaise tout en restant dans mon identité propre, symbolisée par une danse inspirée des arts martiaux, de la danse cambodgienne et de la culture Hip Hop."

YIPOON CHIEM


©Stanislav Dobak

Chorégraphe belge d’origine cambodgienne, Yipoon Chiem puise son originalité dans la pratique des arts martiaux (Kungfu), de la danse classique khmère et de la danse Hip-Hop (breakdance) qu’elle pratique depuis 1998 – ce qui lui vaudra le premier titre de « Best Belgium Bgirl 2004. A partir de ces influences, elle crée un style unique dans le paysage de la danse urbaine en Belgique.

Comme performeuse, Yipoon s’engage auprès de musiciens et de chorégraphe avec qui elle noue des liens artistiques forts : Fatou Traoré, Benaji Mohamed, les Jazzman Aka Moon, Greetings from Mercury, Maak Spirit (Laurent Blondiau) et Nicolas Kummer, etc.

Repérée à l’international entre 2005 et 2008, elle travaille beaucoup en France, et interprète pour le chorégraphe Farid Berki Six fous en quête de hauteur (création à la Biennale de la danse à Lyon en 2003), ainsi qu'Exodust (tournée en France et Afrique centrale). Elle danse aussi pour la Cie Quality Street à Paris.

En 2005, Yipoon fonde sa compagnie Tribal Sarong, et devient chorégraphe d’une première forme en quatuor avec le soutien de l’asbl Lezarts Urbains et du Service Danse de la Fédération Wallonie Bruxelles. Avec ce projet, elle remporte le Prix Beaumarchais (SACD) au concours chorégraphique du Festival H2O (Aulnay sous Bois, France).

Avec sa première création, elle remporte aussi le prix de la province de Liège au festival de Huy en 2006. La même année, elle crée son premier solo Apsara pour le Festival Hip Hop TANZ au CND de Pantin, spectacle « coup de cœur du Festival », qui rencontrera un beau succès, en France notamment.

Tête d’affiche en 2008 des rencontres internationales des cultures Urbaines de la Villette (Fr), elle obtient un certain succès dans la presse internationale, le journal le Monde la définissant comme « la cousine hip-hop cambodgienne de Lara Croft ». L’américaine Felicia Mc Carren, historienne du spectacle vivant, publiera dans « French Moves : the Cultural Politics of Hip Hop » un chapitre consacré à son solo Apsara.

Yipoon poursuit ses collaborations à l’étranger : en 2012, elle danse dans Kohkuma 7° Sud du chorégraphe burkinabé Serge Aimé Coulibaly. En 2014, elle crée avec la compagnie Vocabdance d’Alesandra Seutin le projet Wurd qui aborde le sujet de la délinquance juvénile. En 2015, elle participe à la Biennale de la Danse de Charleroi dans un hommage à Nijinski avec Jean-Pierre Peuvion. En 2016 et 2018, elle participe à Cris Sourds du collectif R.I.P.O.S.T.E de D’Kabal et participe au projet chorégraphique (B) de la Cie Siamese. Elle collaborera aussi avec des musiciens tels que le groupe de musique électronique Filastine (Fusion Festival, Tempocolor, Sala Apolo Barcelone, L’Boulevard Festival de Casablanca, etc.).

Yipoon n’a pas de limites dans sa créativité fertile, elle aiguise une justesse d’interprétation tant en danse qu’en musique. Elle s’initie à plusieurs instruments – guitare et guitare basse – au chant et au rap, et collabore avec des groupes locaux et internationaux (Souldrifta, Amazumi, Docteur Mabool, Dj Odilon).

B*** : CALENDRIER DE TOURNÉE

09/07/2021 : Première au festival Inside Out au Kaaitheater (Bruxelles)
21/03/2022 : Représentation au Roselaar
15/11/2022 : Représentation au Arenberg dans le cadre du WIPCOOP (Anvers)

Version courte : 25 min en intérieur
Version longue : 40 min en intérieur
Version street : 15 min en extérieur
Auteur : Yipoon Chiem
Chorégraphie/interprétation : Yipoon Chiem
Création musicale : Louc Sadu – Torben Hens – Yipoon Chiem
Création Lumière / Régie : Lucien Elskens
Vidéos : Elen Sylla Grollimund
Costumes – scénographie : Caroline Fainke
Scénographie : Yipoon Chiem
Coach : Mike Van Alfen
Coach chorégraphique : Alesandra Seutin (Cie Vocab Dance)
Productions déléguées : Citylab Pianofabriek - Lezarts Urbains
Coproductions : KVS, Stad van Brussels, Mestizo Platform/Wipcoop, Rataplan, Zinnema

Avec le soutien de la Fédération Wallonie Bruxelles et de la VGC.

CONTACTS

Chargée de diffusion : Camille Philippot (Get Down Agency)
camille.philippot@get-down.be

Directrice artistique / Chorégraphe : Yipoon Chiem
soulflava@gmail.com