HHGc 2016 : Rencontre avec Be Fries

« Be Fries », c'est le nom du troisième groupe de danseurs qui participera au concours Hip Hop Games Belgique ! Composé de deux membres de l’incontournable collectif liégeois BBF 2.0 (Pierre et Hendrick) et de Stéphane Dehesselle, ce groupe s'est tout spécialement constitué pour le HHGc, dans l'idée d'assurer une continuité dans la collaboration après le concours.

Be Fries nous proposera donc une savoureuse rencontre entre le krump puissant de Hendrick et Pierre et le « contorsionnisme » impressionnant de Stéphane. Nous avons eu la chance d'accueillir Hendrick dans nos locaux pour lui poser quelques questions avant l'événement :

Lezarts Urbains : Qu’est-ce qui vous a donné envie de participer à HHGc ?

Hendrick : En fait, comme on est tous les trois des deux milieux - le freestyle et la création - on s’est dit ce serait vraiment cool de participer car il n’y a pas d’autre évènement comme ça en Belgique. Ce sera une super belle expérience, ça va nous enrichir aussi, parce que les épreuves qu’on va avoir sont… chaudes ! (rires). Donc je pense qu’on a tous quelque chose à apprendre de ce projet-là. En plus, on sait qu’il y a un truc derrière qui pourrait nous aider dans la compagnie qu’on veut créer par après [qui mélangerait krumpers et contorsionnistes].

Lezarts  Urbains : Est-ce que le workshop vous a apporté des choses et/ou changé quelque chose dans votre façon de travailler par après ?

Hendrick : Au début, c’était super dur car on n’avait pas trop l’habitude de faire ce genre d’exercices avec des objets etc. C’était un autre délire, ce n’était pas ce qu’on a l’habitude de faire et on se prenait trop la tête durant les épreuves. Alors qu’il fallait juste ouvrir son esprit et danser. Nous, on voulait trop faire ce dont on a l’habitude en freestyle mais c’était pas ça. Du coup, ça nous a vraiment ouvert l’esprit, même pour notre création en fait. On s’est dit : tu te rappelles, au workshop, quand on a appris ça etc. Donc oui, ça nous a beaucoup aidés à réfléchir autrement.

Lezarts Urbains : En ce qui concerne tes attentes par rapport à HHG, tu nous as déjà parlé de ton envie de pouvoir monter la compagnie, il y en a d’autres ?

Hendrick : Oui, aussi pouvoir monter mon spectacle (rires). Parce que je suis en train de préparer un spectacle - « To Be A Slave » -  qui sera présenté au Zinnema le 1er avril. J’ai vraiment envie de pouvoir montrer cette pièce car, Pierre et moi, on est des krumpers et on essaie vraiment de faire évoluer le krump ici en Belgique. Parce que ce n’est pas assez connu, assez développé. Et, oui c’est une danse de rue mais après,  on veut vraiment montrer notre art. Aussi, j’aimerais pouvoir monter d’autres pièces avec Pierre, Stéphane et d’autres danseurs.

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