HHGc 2016 : Rencontre avec The Slayers

Pour ceux qui ne les connaîtraient pas encore, les Slayers sont ces trois danseurs bruxellois à la classe magnétique et aux influences variées, issus du collectif de danse hip hop Impulsion. Depuis 2014, Ayrton, Milo et Atlan se livrent ensemble à l’exercice de la création et prennent une place de plus en plus considérable dans le monde de la danse hip hop belge. Actuellement, le trio travaille son prochain spectacle « Cyborgs’ Quest », qui questionnera de façon dansée le rapport de l’homme à la technologie.

Pour leur seconde participation au Hip Hop Games Concept Belgique, Les Slayers nous ont livré leurs impressions lors d’une petite interview :

Lezarts Urbains : Quels changements votre précédente participation à Hip Hop Games a apporté à votre façon de travailler ?

Milo : Hip Hop Games est une compétition où l’on aborde beaucoup l’improvisation donc je pense qu’il y a un travail qui s’est fait grâce à cet événement là, où on a intégré un peu la mise en danger dans nos entraînements. Du coup, mais pas que grâce à cet événement là, on a essayé de développer une méthode de mise en danger.  Et puis, il y a aussi une conscientisation par rapport à un espace parce que, comme dans le Hip Hop Games tu as par exemple l’exercice de la contrainte d’espace, du coup ce n’est pas facile pour nous de faire vivre l’espace tout en créant des interactions avec le public. Donc je pense qu’effectivement, le HHG nous a ouvert les yeux sur pas mal de choses pour la suite de notre travail. Après dire maintenant spécifiquement quoi, ça va être difficile, je pense que c’est juste que les choses se construisent petit à petit. C’est sûr que le HHG nous a marqué dans notre méthode de travail par la suite.

Lezarts Urbains : Suite à HHG, avez-vous pu avoir de nouvelles collaborations, des choses concrètes qui se sont produites suite à l’événement ?

Milo : De manière concrète, après HHG, on a donné un stage au Move Zone (une école de danse qui se situe à Ixelles). Il y avait quelques personnes qui font partie de cette école de danse qui nous ont vus ce jour-là  et qui nous avaient déjà vus avant, mais ce jour-là ça leur a donné le déclic pour nous demander de faire un workshop dans leur école. Après, Slayers c’est un peu une vitrine pour chacun d’entre nous, donc à chaque événement qu’on fait, ça permet aux gens de voir notre carrière artistique.

Lezarts Urbains : Pour cette nouvelle édition, pensez-vous devoir changer ou travailler certaines choses ou, au contraire, en reproduire d’autres ?

Ayrton : La contrainte  d’espace est l’un des exercices les plus compliqués qu’on ait eus, qui étaient pas évident. Le problème c’est que l’année passée, on était fort concentrés sur nous et non sur ce qu’il y avait autour de nous, donc je pense que cette année on sera déjà plus ouverts aux objets qu’il y a autour. Tu sais, pour ne pas rester trop concentrés avec le groupe, peut-être s’éparpiller de temps en temps, un peu libérer la scène.
Il y a un autre exercice avec le beatbox que Atlan a très bien fait donc on compte encore sur lui ! (rires). Il y a eu aussi l’épreuve avec la danseuse Flamenco. Le problème c’est que l’année passée, je ne connaissais pas du tout la culture flamenco. Le problème de ça c’est que j’ai appris par la suite qu’en fait, le flamenco, c’est une danse où on ne  se regarde pas, on ne va pas vers l’autre danseur, on danse vraiment seul. Et donc le problème c’est que moi je pensais qu’il fallait aller vers cette personne pour avoir une interaction. Et en fait non, il faut travailler d’une autre manière. Donc je dirais plutôt aussi qu’on a travaillé sur la culture des autres danses qu’il va y avoir. Il y aussi la contrainte d’objet avec la roulette, ça c’était amusant. Je ne sais pas comment on va pouvoir amener les choses cette année, mais je trouve  que l’année passée, on s’est bien amusés dedans et c’est ce qu’il faut finalement. C’est trouver à chaque fois ce côté enfantin, avec l’autre.

Lezarts Urbains : Est-ce que vous pouvez nous parler un peu de votre création en cours ?

Atlan : Là on a déjà fini le premier tableau et pour l’instant on est occupés sur le deuxième et le troisième  et, ce qu’on voulait faire vraiment, c’est ne plus montrer le spectacle en lui-même avant qu’il soit fini. On espère peut-être le finir fin de cette année ou début de l’année prochaine. Ici, ce qu’on fait cette année par rapport à l’année passée, c’est qu’on va surtout travailler notre création pendant nos résidences. On va essayer d’avoir au moins deux voire trois résidences.