HHGc 2016 : Rencontre avec D.U.C Squad

Elya, Tita, Soraya et Bénédicte sont les charismatiques danseuses qui se cachent sous le nom du “Diversity Unity Charisma Squad”, l’un des trois crews en lice pour le concours Hip Hop Games concept Belgique de ce 22 octobre 2016 ! D’âges (de 15 à 19 ans) et de parcours différents, les jeunes danseuses se sont connues dans le cadre de la compagnie bruxelloise Contre-tendance et travaillent ensemble depuis environ 5 ans. Le D.U.C Squad, ce sont ces filles à l’énergie ultra positive, fortes de leurs personnalités bien spécifiques et, surtout, qui dégagent un esprit de groupe très impressionnant.



Ce samedi 1 er octobre, les filles ont eu l’occasion de participer à un workshop préparatif des Hip Hop Games, animé par Romuald et Malik de la compagnie Art Track. Elles nous ont accordé une petite interview en fin de journée :

Lezarts Urbains : Qu’est-ce qui vous a décidé à participer à Hip Hop Games ?

Tita : Au début, on ne voulait pas trop participer car on devait être 4 maximum, et nous on danse à 5. Donc on s’est dit que ce n’était pas juste pour la personne qui n’allait pas danser et qu’on était personne pour décider de qui allait danser. Mais après bon, Flora nous appelées et … (rires) Et donc pour savoir qui allait danser sur scène, c’est très simple, on s’est dit : qui se sent de le faire ? On a bien compris ce qu’il fallait faire, c’était quoi le concept et on s’est dit qui le sent de le faire et qui pas.

LZU : Et à propos du workshop d’aujourd’hui, que va-t-il apporter à votre façon de travailler au quotidien ?

Elya : Je pense que c’est toujours intéressant d’être toute la journée avec quelqu’un qui sait de quoi il parle en fait. Donc Romuald, il sait vraiment de quoi il parle, on sent en plus qu’il est vraiment passionné et qu’il a envie de nous faire passer quelque chose, un message. C’est ça qui est intéressant, d’être juste là. Parce que quand on travaille à 5, on n’a pas de « directrice », de chorégraphe qui va nous dire ce qu’on doit faire. On travaille toutes ensemble, chacune donne les idées, on se responsabilise nous-mêmes on va dire. Donc là, avoir quelqu’un qui nous apporte quelque chose, qui nous donne des codes, des clés – et pas seulement pour les Hip Hop Games - pour nous, par rapport à notre danse, à nos shows futurs, je pense que juste là en quelques heures aujourd’hui, ça nous a apporté beaucoup.

LZU : Quelle est la place de l’impro dans votre façon de travailler ?

Elya : L’impro on va dire qu’on en a l’habitude, on a quand même beaucoup travaillé ça. Dans la façon dont on a appris, on a beaucoup travaillé sur nous-mêmes, ce qu’on ressentait, donc l’improvisation, le freestyle etc… C’est pas vraiment quelque chose dont on a peur ou qu’on va éviter. On aime bien en fait car c’est une manière de s’exprimer, c’est nous, on n’est pas fausses donc…Quand on peut en placer dans nos shows, un petit freestyle de quelqu’un, on le fait.

LZU : Vos attentes par rapport à Hip Hop Games ?

Soraya : en tous cas, on y participe vraiment pour apprendre des choses. On  ne sait même pas ce qui va arriver ce jour là. Nous allons nous-mêmes réaliser des trucs, on aura peut-être un déclic.

LZU : C’est l’expérience qui vous intéresse ?

Soraya : Oui voilà, on se lance dedans sans vraiment savoir où on va aller.   Mais on sait que ça va nous rendre que meilleures.

Tita : On n’est vraiment pas dans l’optique de gagner. Parce que quand on est allées à la réunion [Hip Hop Games], on était choquées ! Je me suis dit : c’est bon, on se désinscrit ! (rires)

Elya : On se regardait à table et on se disait mais le type-là il est fou, il a créé un concept de fou ! (rires)

Tita : et après, en réfléchissant, on s’est dit mais en fait ce truc de fou c’est grave, c’est un truc de malade, c’est un concept de fou, c’est un concept vraiment super intéressant qui peut nous développer sur plein de choses. Juste en faisant le workshop ici de 5 ou 6 heures on a développé des trucs qu’on avait jamais vus, des trucs qu’on avait jamais pensés. La cohésion, la répétition du fait qu’on doit écouter l’autre, qu’il y a un leader, tout ça etc. On a vraiment fait plein de trucs, donc si déjà en un workshop on a appris plein plein plein, le jour de l’événement c’est sûr qu’on va apprendre encore deux fois plus. Avec le stress, le public, le jury, bref, c’est tout un ensemble qui va faire qu’on va vraiment découvrir des choses ce jour-là. Et comme a dit Romuald, même si on  ne gagne pas, on sera contentes de l’avoir fait, même si au départ on n’était vraiment pas chaudes. Mais là, moi perso, je suis à 200%  !

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